bourgeons

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Dans le jardin sous la dentelle noire

canopée des feuilles à venir et déjà bruissantes, poussées par le vent

mille points des mille bourgeons

enfants de la terre et voulant la lumière

d’un amour infini

 

j’ai enlacé le corps d’un bouleau blanc comme le ciel et ma soeur

enlaçait l’autre tronc

son visage entouré de boucles et de fourrure

la peau de l’arbre

La pais est revenue en moi, elle qui ne m’avait jamais vriament quittée

mais renouvellée, comme baignée

aux sources de la vie

et les arbres se sont tus

 

Le souffle de la tempête avait coulé en moi comme dans une maison

ouvrant les fenêtres, balayant les ombres

et mon corps était un couloir éclatant, vertical

où circulait la force de l’arbre

dense et lisse

froide comme l’empreinte que je sentais sur mon ventre, ma poitrine,

à travers les épaisseurs des vêtements

 

et je pouvais à nouveau

porter du fruit

et déployer mes bourgeons amoureux de lumière

nés de la profonde, féconde et éternelle terre

 

 

-Quand les mots de mon poème ont été tressés en moi – Dieu fasse que je m’en souvienne et les couche par écrit- la pluie est tombée et nous sommes rentrés

 

 

 

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