passage à Bordeaux

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Portez-moi mots de mon amie poète

écartez la gangue autour de mon coeur, malmené, confus

car je suis revenue dans la ville de mes années passées

 

je la rejette

je voudrais m’étendre sous le ciel, contre la terre

et écarter les bras

mais j’ai des souvenirs à tous les carrefours

 

Aux tables des cafés, marchant le long des rues

je me revois le pas tantôt rapide, tantôt traînant

rêveuse, triste ou joyeuse

et le ventre alourdi par mon enfant qui y dormit

un été, un automne, un hiver

 

Maintenant je regarde ma ville en étrangère

mon coeur n’y bat plus

mais pas me portent ailleurs

avec avidité

 

mais ce sera toujours ma ville

 

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