Archives Mensuelles: octobre 2017

passage à Bordeaux

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Portez-moi mots de mon amie poète

écartez la gangue autour de mon coeur, malmené, confus

car je suis revenue dans la ville de mes années passées

 

je la rejette

je voudrais m’étendre sous le ciel, contre la terre

et écarter les bras

mais j’ai des souvenirs à tous les carrefours

 

Aux tables des cafés, marchant le long des rues

je me revois le pas tantôt rapide, tantôt traînant

rêveuse, triste ou joyeuse

et le ventre alourdi par mon enfant qui y dormit

un été, un automne, un hiver

 

Maintenant je regarde ma ville en étrangère

mon coeur n’y bat plus

mais pas me portent ailleurs

avec avidité

 

mais ce sera toujours ma ville

 

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ma vallée

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Me voici à nouveau dans ma vallée

petite et chérie au bout de notre rue

 

Devant moi, un arbre dont les feuilles palpitent sur le ciel encore bleu

et le sein doux de la colline, tapissé d’herbe, poils minuscules sur son ventre de lumière

 

Les oiseaux se répondent d’un arbre à l’autre

-il y a bien le bruit des voitures sur la route tranquille

mais il soulève mon coeur comme une vague et le dépose sans heurt-

Leurs ailes captent les derniers éclats du jour et je suis heureuse d’être venue, encore une fois

 

Mon arbre

tu me donnes de la force

Je m’appuie sur toi

J’appuie ma faiblesse sur ta force, qui monte jusqu’au ciel