Archives Mensuelles: janvier 2015

Mon nouveau livre : Portraits

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Couverture1

Accéder à la version PDF de Portraits

Voici un recueil de mes poèmes, publié avec le Collectif International d’Artistes Solidaires (CIAS) en décembre 2014. Il est illustré par Pierre Audemard, Ndeye Counna Thiam, Elsa Fanton d’Andon, Jonathan Courteix et moi-même.
Je vous invite à le découvrir dans son intégralité, en version PDF.
N’hésitez pas à le faire lire autour de vous! Qu’il circule librement!
Il est très joli aussi dans sa version encre et papier, vous pouvez le commander en m’adressant un mail à pauline.segalat@gmail.com ou sur le site du CIAS: http://cias33.wix.com/cias-33
Il coûte 12 euros, et les frais de port sont offerts.
J’en profite pour vous remercier de me suivre au fil des mois et même des années maintenant! Vos messages et vos retours sont toujours pour moi source de joie et d’encouragement. Ils sont très précieux!
Je vous invite également à visiter le site du CIAS, association que j’ai créée en janvier 2014 avec Pierre Audemard et Jonathan Courteix, et à feuilleter par voie des ondes les six autres livres que nous avons réalisés. Nous organisons également des ateliers de création collective à Bordeaux, n’hésitez pas à nous contacter, nous sommes toujours heureux de faire de nouvelles connaissances!

Je cède à présent la place aux voix qui m’ont habitée pendant plus d’un an, et j’espère qu’elles vous parleront, avec douceur, avec force, et que vous les écouterez.

Bonne lecture!

Bien chaleureusement,

pauline

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soeur

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Derrière la vitre de la chambre plongée dans l’obscurité j’ai regardé, longtemps, les silhouettes lointaines des voisins de mes parents aller et venir dans leurs appartements et se préparer pour la nuit
Les rectangles dorés de leurs fenêtres se découpaient sur le fond noir
Et quand l’un s’éteignait, un autre s’allumait
J’ai tiré le store
Et j’ai téléphoné à mon bien-aimé pour entendre ma voix familière dire « Allo, ça va ? » en ce soir où ma sœur était repartie pour la Chine

flamme

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Le lit prend la forme de mon corps très fatigué par les heures de solitude et les heures de compagnie pareilles à de la solitude
Je suis en haut d’une tour
La coupe de la nuit reçoit en son centre mon âme, mèche imbibée d’huile pour que s’élève une prière
Les épaisseurs de l’obscurité roulent en moi et mes contours
disparaissent

Flambée

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Flambée de mots pour mon ami mon chéri mon fiancé mon mari tous ces liens humains qui deviendront peut-être un jour les nôtres Nous qui avons entrelacé nos êtres au point que nos vies nos besoins nos humeurs nos familles sont maintenant unis

grand-mère

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Ma grand-mère rendue à la vie dans la clairière de la solitude a traversé bien des montagnes, bien des forêts couvertes d’arbres lourds et bourdonnants
L’esquif de son lit emporté par le vent de sa volonté a descendu les pentes des montagnes lentes et s’est pris dans les lacs immobiles de leurs bras
Les fleurs des bois sont venues parfumer sa peau de vieille de femme et son esprit s’est gonflé comme une voile quand elle est parvenue dans la pleine lumineuse et Emplie du Vent de la mer
Les cris des mouettes ! Les cris des mouettes !

Mon soufflet géant

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Chaque allée et venue de ton corps
Gonfle et dégonfle
Retire et monte
Le feu en moi
Comme le feraient les entrailles puissantes d’un soufflet rouge
Impulsant le souffle
Nourrissant la flamme

Encore encore
Je monte
Vois ma pâte qui lève
Encore le va et vient magique
La puissance du souffle
La puissance du mouvement
Sur mes terres

Encore encore la flamme
Palpite en moi et tremble
Encore le souffle elle s’élève
Monte et se gonfle
Flamboie !!

Mon génie magique
Mon soufflet géant
Soufflet géant qui fait monter la vie les flammes et étincelles
Qui crépitent en tous points de mon corps
Vois la forêt joyeuse de mon corps sous le tien
Flamboyant d’étincelles

le ciel et la forêt

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Ainsi tu es le ciel et je suis la forêt
Quand nous marchons l’un près de l’autre en nous tenant la main
Je lève les yeux tu es mon ciel
Et moi que tu promènes je suis ta forêt

Je suis la forêt ayant besoin du ciel
Tu es le ciel qui se déploie

Comment peut vivre une forêt sans ciel
Et comme le ciel aime la forêt
Où il appuie son corps
Il sait que la forêt
Le recevra